Terre des Causses : Arrivée Imprimer Email
Écrit par Serge Duquesnoy - Photos www.eboo.info   
Lundi, 03 Septembre 2007 21:48
Jean Eric Petit et Céline Charbonnier : « Savoir gérer une situation de crise »

Avant de se rendre sur les reconnaissances du Rallye du Mont Blanc, épreuve du Championnat asphalte qui se déroulera ce week-end, Jean Eric Petit et Céline Charbonnier avaient décidé de venir sur le Terre des Causses afin de confirmer le résultat obtenu à Langres où ils avait offert au French Team Subaru une belle victoire en groupe N et la 5ème place du scratch derrière les WRC et autres groupes A. Forts de ce succès avec la Subaru N/11 configurée en version Terre, Jean Eric et Céline n’ont pas connu du tout la même satisfaction ayant même dû, à certains moments, gérer, comme le dit Jean Eric : « une situation de crise ». A l’arrivée de ce Rallye, pas de podium mais la satisfaction d’avoir su se responsabiliser et resserrer encore plus le Team avant le déplacement au Mont Blanc.


Serge Duquesnoy : «Juste avant le départ de ce Rallye, vous aviez une grande confiance en vous et en cette Subaru qui bénéficiait des dernières évolutions moteur et des réglages que vous aviez effectués pour disputer le Terre de Langres. Comment expliquez-vous ce qui vous est arrivé ici ? »

Jean Eric Petit : « Effectivement, je suis arrivé au Terre des Causses très confiant et certainement un peu trop optimiste ! Ce qui nous est arrivé sur ce rallye ne concerne personne d’autre que moi. En effet, j’étais persuad;eacute; que ce rallye se disputait sur un profil de terrain identique à celui du Terre de Langes c'est-à-dire sur des ES plates et sans grandes difficultés. J’ai dis à mon préparateur de garder les mêmes réglages qu’à Langres et je dois reconnaître que je me suis totalement « planté » sur ce coup là. »

Serge Duquesnoy : « Depuis vos débuts en Rallyes, que ce soit sur terre ou sur l’asphalte, vous n’étiez jamais sorti. Lors de la 3ème ES sur ce Terre des Causses, vous perdez plus de 14’ sur une sortie. Pourtant vous êtes reparti et vous avez continué le rallye jusqu’à son terme. L’avez-vous fait pour le plaisir de « rouler » ou une autre raison ? »

Jean Eric Petit : « En ce qui concerne la sortie, c’est une faute de pilotage de ma part due a un excès de confiance. Sur ce coup là, j’ai mis le moral de Céline dans les « chaussettes » et l’ensemble du Team dans une situation de crise qu’il fallait que je gère ! A aucun moment je n’ai songé à abandonner. Il fallait bien au contraire retrouver de la motivation et dès que nous sommes arrivés à l’assistance, j’ai fais mon « mea-culpa » en demandant à JPS de faire les réglages qui cette fois me semblaient les bons. La fin d’étape nous a permis de « re-solidariser » l’ensemble : pilote-navigatrice-team. De mon côté, j’ai retrouvé de bonnes sensations et une lucidité qui m’avait manqué jusque là. »

Serge Duquesnoy : « Lors de la 2ème étape, vos chronos étaient bons. Cependant vous avez dû renoncer juste après le 10ème chrono. Que s’est il passé ? »

Jean Eric Petit : « Le reclassement que nous avions demandé à l’issue de la 1ère étape nous a permis de ne pas être gêné par des concurrents plus lents. Sur les ES de cette seconde étape, j’ai fais certes de bons chronos dont un excellent dans la 9 mais l’analyse des feuilles de temps avec Bryan Bouffier (qui est pour moi le Lemonnier de la Terre) m’a démontré que sur les deux premiers chronos, il me prenait 1’’ au kilomètre…C’est beaucoup trop car je pense être plus à 0’’4 ou 0’’6 de lui qu’à 1’’. En ce qui concerne notre abandon, il est dû à un petit souci de coupure moteur dans les cinq derniers kilomètres de l’ES finale. J’ai préféré l’abandon juste après l’ES afin d’éviter un retour au parc et une longue attente pour repartir car le Mont Blanc nous attendait. »

Serge Duquesnoy : « Aujourd’hui, comment analysez-vous ce qui s’est passé tout au long de ce week-end et quels enseignements en tirez-vous ? »

Jean Eric Petit : « De ce week-end, je retiens avant tout la grande solidarité qu’il y a dans notre équipe car comme je vous l’ai expliqué nous avons réussi à gérer une situation de crise. Pour le reste, cette expérience nous permet de partir rassurer vers les cimes du Mont Blanc avec une Subaru qui n’est absolument pas à blâmer sur ce mauvais coup. »

Lucidité, clairvoyance, solidarité et surtout, comme d’habitude un cœur gros comme « ça » dans ce Team French Subaru qui a tiré le « rideau » sur ce Terre des Causses où Jean Eric et Céline se sont tout de même bien amusés.


Mis Ă  jour ( Mercredi, 02 Avril 2008 12:07 )